jeudi 12 mai 2011

24 heures : le jeûne du débutant.

C'est décidé, vous commencez le jeûne cette semaine*...  Enfin presque, parce que rien qu'à l'idée de vous y mettre, l'angoisse arrive : "mais, est-ce que je vais en être capable ?" Si tel est le cas, pourquoi ne pas adopter le jeûne de 24 heures. Rien de plus simple, je vous explique tout !

En principe, les yogis pratiquent ce jeûne de 24 heures les jours d'Ekadasi. (D'ailleurs, si vous avez envie d'expérimenter ce jeûne, le prochain Ekadasi, c'est demain, vendredi 13 mai. Le suivant sera le 28 mai.) Qu'est-ce qu'Ekadasi ? C'est un jour en principe dédié à Vishnou, le dieu  de la paix et de l'harmonie. On dit que si l'on jeûne ce jour-là, cela aide à obtenir Moksha, la libération (but ultime du yoga) Ekadasi se répète deux fois par mois (je donne, ci-dessous, la liste de toutes les prochaines dates à venir) Mais, si vous n'avez pas envie de vous compliquer la vie avec ces savants calculs basés sur le calendrier lunaires hindou, le mieux est de choisir un jour dans la semaine (le lundi, c'est justement très bien pour la commencer.)

Je vous conseille vraiment de choisir une date dans votre calendrier et de vous y tenir, sinon, le mental risque de vous jouer des tours. Bien évidemment on fait en sorte que ce jour-là ne se téléscope pas avec une journée particulièrement riche socialement. Se retrouver à table avec d'autres personnes, alors que l'on est sensé jeûner, n'est pas vraiment une bonne idée. En plus de mettre mal à l'aise votre entourage, vous le serez certainement vous aussi. Bref, choisir une date permet de se préparer. La veille du jeûne, le dîner doit être absolument léger, évitez complètement l'alcool. 

Le jour J : aucun aliment solide ne sera absorbé ni le matin ni à midi. Par contre, n'hésitez pas à boire beaucoup  d'eau et notamment des infusions chaudes. Je recommande particulièrement celle à la menthe poivrée, qui aide à faire passer les éventuelles sensations désagréables liées au jeûne. On parle parfois de jeûne à base de jus de fruits et de carottes, pourquoi pas ? Mais, ils sont, selon mon expérience, plus durs, car le seul fait de les avaler ouvre l'appétit et justement, on n'a pas trop envie de sentir la faim ce jour-là. Voilà pour le côté physique.
Pour mieux vivre cette journée-là, il va falloir garder le mental très occupé. Plus vous l'occupez dans des activités diverses et variées et plus la journée sera légère et gaie. Il s'agit d'orienter votre esprit vers quelque chose de positif. Jeûner n'est pas une punition et ne doit vraiment pas être vécue comme tel. Sentez au contraire que cela participe au maintien d'une bonne santé. 

Le soir du jour J : 24 heures ont passé, vous pouvez rompre le jeûne. Préparez-vous un bouillon de légumes. Dîner léger. Le lendemain, on continue à manger mais sans trop charger l'estomac. Trop facile non ? 


*attention, il est déconseillé de jeûner, notamment si l'on est enceinte et dans de mauvaises conditions physiques. Dans le cas échéant, veuillez prendre conseils auprès de votre médecin. Anorexiques, s'abstenir.

Lisez sur le même thème 

Dates des prochains Ekadasi en 2011
Mois de Juin
dimanche 12
lundi 27
Mois de Juillet
Lundi 11
Mardi 26
Mois d'août 
mardi 9
jeudi 25
Mois de septembre
jeudi 8 
lundi 26
Mois d'octobre
vendredi 7
dimanche 23
Mois de novembre
dimanche 6 
lundi 21
Mois de décembre
lundi 6
mercredi 21

samedi 7 mai 2011

Cinq bonnes raisons de jeûner

Le jeûne fait partie des pratiques du yoga. Il a été recommandé tout au long de l'histoire de l'humanité, notamment par toutes les grandes religions de notre planète, mais à quoi bon ? 
Je vous livre ici cinq bonnes raisons pour franchir le pas. 
  1. Désintoxiquer le corps tout en mettant au repos les organes digestifs. Après un jeûne, on observe en général dans les jours qui suivent, un regain d'énergie.
  2. Dégager du temps pour méditer, faire une séance d'asanas (postures de yoga) ou toute autre activité. Vous êtes-vous déjà amusé à calculer le nombre d'heures nécessaires pour manger : à commencer par celles à gagner l'argent pour acheter des denrées, les heures à faire les courses, le temps à cuisiner, à manger et à nettoyer, puis à ranger. Sans compter toutes les activités en amont : labourer, semer, récolter, élever, distribuer, vendre, faire la comptabilité, payer des impôts, gérer, administrer, faire la guerre...etc. Manger s'avère une économie en elle-même, absolument gigantesque ! En poussant jusqu'au bout la logique, imaginez à quoi ressembleraient nos sociétés, si nous n'avions plus besoin de manger ! Donc, bonne nouvelle, supposons qu'à la fin de cet article vous décidiez de jeûner une journée par semaine, vous récupérez au moins deux à trois heures pour faire autre chose ! Un sacré luxe. 
  3. Discipliner le mental : sous prétexte de se sentir submergé par sa colère, son stress, sa tristesse, ce dernier n'a pas le droit de vous faire ingérer tout et n'importe quoi à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Nous mangeons en occident absolument trop, souvent sans sentir notre faim. 
  4. Observer le jeu de l'égo. Les jours de jeûne, il est absolument fascinant d'observer le fonctionnement du mental. Parfois rebelle : "mais pourquoi dois-je jeûner ?" Il vous donnera au moins une centaine de raisons de mettre un terme à votre jeûne sur le champ, voire à ne jamais le commencer. Parfois, il sera fière :  c'est l'attitude "Yes I can, je suis trop bon! J'y arrive !" Tour à tour, il est capable de prendre n'importe quelle attitude. "Regardez ! Trop facile, j'y arrive !" L'attitude fainéante : "aujourd'hui, je ne fais rien, car je ne mange pas !" L'attitude grognon : "personne ne m'approche aujourd'hui, car je jeûne!" Le yoga recommande l'équanimité du mental face à toutes les situations... Attention : les attitudes changent d'un jour de jeûne à l'autre... Observez, et notez ! Vous pourrez alors remarquer toutes le tendances possible, et vous finirez par vous rendre compte, qu'aucune d'entre elles ne vous définit. "Mais qui suis-je alors ? " 
  5. Redonner du sens à sa vie. Vous l'aurez compris, jeûner, n'est pas toujours choses aisée. Le plus dur n'étant sûrement pas de rester sans manger pendant une journée, mais de faire face à son mental. Plus la résistance est grande, plus le jeûne sera difficile et pesant. Par contre, si vous orientez le mental vers plus de positivité et notamment une force qui vous dépasse (appelez-la comme bon vous semble), vous noterez alors un grand changement. On ne devrait pas prendre le jeûne comme une punition, mais surtout, comme un moyen de se rappeler le sens de son existence. Si je ne suis pas mon mental et encore moins cet égo, qui suis-je ? Je vous laisse méditer sur cette question intrinsèque. Bonne pratique ! 

jeudi 21 avril 2011

Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux.





La Bhagavad-gita, pierre angulaire de la philosophie Védanta, a été traduite du sanskrit au cours des siècles dans de nombreuses langues. Philippe Rivault, sanskritiste, écrivain et indianiste, vient de publier une nouvelle traduction de ce texte sacré. "Une version plus courte et abrégée que l'on peut emmener avec soi et lire partout." Pourquoi offrir à ses lecteurs une nouvelle traduction ? Qu'enseigne ce livre ? Quelle actualité a-t-il ? Toutes les réponses dans la vidéo ci-dessous.


jeudi 24 mars 2011

Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 5

La série d’articles sur "comment transformer ses émotions négatives touche à sa fin". Pour la clôturer voici les conseils, que j’imagine, vous attendiez tous. J’en ai répertoriés dix. Bonne lecture et surtout très bonne pratique !

  1. Décider de vivre mieux : cela peut paraître simple, mais, pas tant que cela… Pour décider de purifier le mental, il faut souvent en arriver à un ras-le-bol considérable. Tous les matins au réveil, visualisez la meilleure journée qui puisse exister. Répétez fermement : « je décide de passer une très bonne journée. » Si vous vous surprenez à dire : « il faut que. » Prenez conscience du fait que cette décision d’aller vers un mieux être ne doit en aucun cas constituer un effort. On ne lutte pas contre ses émotions négatives. On les accepte avant tout, mais, on décide d’aller vers plus de lumière.

 2.Prendre une distance physique avec votre quotidien : si vraiment votre état émotionnel est des plus chamboulé, il est vraiment conseillé de prendre des vacances. Pourquoi alors ne pas partir au vert ou au bord de la mer pour vous ressourcer le temps nécessaire.

3. Diminuer le contact avec les sources de négativité : il y en a plein. A commencer par celles des médias : télévision, journaux, radios, film d’horreur. Je ne veux pas dire : enfermez- vous dans la bulle des Bisounours, le monde magnifique où tout va bien. Il est préférable lorsque l’on se sent mal de ne pas ajouter à son mal-être encore plus de négativité, sous peine d’en attirer encore davantage dans votre vie. Alors, il est sage de diminuer le temps d’écoute et de lecture des mauvaises nouvelles. Si vous avez l’habitude de dîner avec le JT, il est temps d’éteindre le poste et d’écouter à la place une musique relaxante. Je vous l’assure : vous digérerez bien mieux et plus vite ! De même si votre compagnon commence à aborder les risques nucléaires en France dès le plat d’entrée, lancez un nouveau thème de conversation le plus vite possible ! Le mental adore s’attarder sur le monde qui ne va pas et en ce moment, il a de quoi faire ! Alors attention de ne pas vous aussi, vous laisser happer dans des discussions stériles sur la fin du monde. C’est sûr, il ne va pas bien, mais, en  donnant de l’importance à ce qui ne va pas, la peur et la colère vont gagner du terrain !

4. Faites des asanas, vous en aurez d'autant plus besoin surtout votre état émotionnel ressemble à Fukushima. Dès le matin, faites dix salutations au soleil. 

5. Se promener au moins une fois dans la nature par semaine : cette dernière nous reconnecte à notre essence. Quoi de plus ressourçant que de voir en ce moment les arbres en fleurs et de s’en émerveiller ? Au contact de la nature, le mental redevient aussitôt beaucoup plus calme !

6. Se nourrir correctement. Privilégiez une nourriture végétarienne, légère, fraîche et de préférence biologique. En mangeant des animaux tués à l’abattoir dans des conditions de violence extrême, vous chargez votre corps et vos cellules d’une mémoire de même nature.

7. Développer un esprit de service en pratiquant le karma yoga (l’action désintéressée) Donner sans attendre rien en retour, rend heureux ! C’est même en ces temps obscurs avec le Bakti yoga, la voie la plus rapide vers le bonheur durable.

8. Priez sans retenue ! L’univers est généreux. Pourquoi se priver de son aide ? La meilleure prière consiste à lui demander de nous ôter l’ignorance, source de toutes nos souffrances.

9. Abusez des affirmations positives. Répétez à longueur de journée : « je me sens bien, j’ai confiance en la vie, l’univers est merveilleux, il comble mes besoins en toutes circonstances. » Au début, surtout en pleine crise émotionnelle, vous trouverez certainement cela absurde et bizarre. Mais, pariez pour plus de lumière dans votre vie doit commencer absolument maintenant, il n’y a d’ailleurs pas d’autre moment plus propice que celui-ci.

10. Tenez un journal spirituel ! Chaque soir avant de vous coucher, revoyez le cours de la journée, notez toutes les émotions négatives que vous avez ressenties ! Tentez à chaque fois de comprendre le déclencheur, imaginez une façon plus positive de réagir. Et surtout restez très patient avec vous-même. Transformer ses émotions négatives ne se fera pas en un jour. On ne se juge pas ! Allez, c’est parti, on s’y met tout de suite ! 

Vous avez raté le début de la série d'articles sur comment transformer ses émotions négatives  ? Cliquez sur la partie qui vous intéresse. 






mardi 22 mars 2011

Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 4


Afin de transformer nos émotions, le yoga nous invite à trouver la confiance, la paix et le bonheur à l’intérieur de nous. Mais cela nécessite avant tout de comprendre comment agit le mental.
Selon le raja yoga, ce dernier se divise en deux : manas (mental passif) et buddhi (mental actif, celui qui nous permet de décider). Manas contient notre mémoire : la consciente comme l’inconsciente. Toutes les impressions de notre vie y sont imprimées. Voilà pourquoi un petit évènement est capable de refaire remonter à la surface des souvenirs et ainsi réveiller de vieilles émotions de tristesse ou de colère. Véritable champ magnétique, manas attire à nous des circonstances fidèles aux impressions contenues en lui. Résultat : nous vivons encore et encore les mêmes expériences. Or la plupart du temps, manas nous guide, ce qui donne un peu l’impression de vivre comme dans une prison mentale.
Le problème de manas ? Il souffre d’un grand manque d’entrainement. Une pensée arrive et aussitôt, on s’identifie avec. A cause de ce phénomène d’identification, nous agissons aussitôt en fonction de ses demandes et exigences, tout comme un petit chien qui suit ses impulsions. Le mental n’est pas tenu en laisse ! Il n’est pas assez dirigé !
Inutile de se critiquer pour autant. Manas n’a rien d’un problème individuel, mais bien collectif. Votre manas n’a rien de différent de celui de votre voisin, sa nature s’appelle chaos ! Afin de nous rendre notre vraie liberté, le rajas yoga nous entraîne via divers techniques à maîtriser manas de façon à laisser buddhi enfin diriger notre vie. Véritable écologie du mental, le rajas yoga nous aide jour après jour à éliminer les pensées et croyances toxiques qui nous empoisonnent les uns et les autres jours après jours, années après années. Voilà pourquoi les yogis pensent que le problème de l’environnement ne se fera  ni avec des partis politiques ni avec des associations, mais bel et bien en trouvant la paix chacun à l’intérieur de nous.


Vous avez raté le début de la série d'articles sur comment transformer ses émotions négatives  ? Cliquez sur la partie qui vous intéresse.